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vendredi 18 décembre 2009

dior christian un couturier d'exception


Dior, Christian



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PRÉSENTATION

Christian Dior


Dior, Christian (1905-1957), couturier français, créateur du style « new-look ». Ce style, qui renoue avec les fastes d’une époque défunte (le second Empire), se veut une exaltation de la féminité contre le mouvement de simplification qui s’est emparé de la couture depuis Paul Poiret.
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JEUNESSE ET DÉBUTS
Élevé à Paris, Christian Dior, malgré d’évidentes capacités artistiques, suit les cours de l’École libre des sciences politiques pour répondre aux souhaits de ses parents, qui le destinent à une carrière diplomatique. Après son service militaire, il ouvre une galerie d’art, où il expose surtout les œuvres de ses amis, Christian Bérard, Raoul Dufy ou Giorgio De Chirico, tout en fréquentant l’entourage de Jean Cocteau.
La ruine de son père, consécutive à la crise de 1929, l’incite, pour vivre, à proposer des modèles de chapeaux, notamment à Claude Saint-Cyr et à Agnès, ainsi que des dessins de mode, qui paraissent dans le Figaro. Engagé en 1938 comme modéliste chez Robert Piguet, il réalise quelques robes du soir d’un extrême lyrisme, qui annoncent ses recherches futures. Mais, mobilisé en 1939, Christian Dior ne regagnera Paris qu’en 1941, date à laquelle il est engagé chez Lucien Lelong, maison dont il partage pendant plusieurs années la direction artistique avec Pierre Balmain.
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LA RÉVOLUTION DU « NEW-LOOK »

L'élégance selon Christian Dior
Robe de la collection de Christian Dior en 1956.
Hulton-Deutsch Collection/Corbis
En 1946, Christian Dior, sollicité pour devenir le modéliste de la maison Philippe et Gaston, propose à son propriétaire, l’industriel Marcel Boussac, de financer plutôt la création d’une nouvelle structure, où il serait en mesure de mettre ses idées en œuvre. Nanti d’un budget de 60 millions de francs, Christian Dior, entouré d’une équipe qui contribuera grandement à son succès (Jacques Rouët à la gestion, Raymonde Zehnacker à la direction du studio de création, et Marguerite Carré, formée chez Jean Patou, à la direction des ateliers), s’installe dans un hôtel particulier, 30, avenue Montaigne.
La présentation de sa première collection, le 12 février 1946, en présence de Rita Hayworth et de personnalités du Tout-Paris comme la Bégum, Charles et Marie-Laure de Noailles, Jean Cocteau, Francis Poulenc et Olga Mouliega, marque l’apparition d’un nouveau style (ou « new-look », expression employée par la rédactrice de mode du Harper’s Bazaar, Carmel Snow) en rupture visible avec la mode des années quarante.
Se caractérisant par une silhouette aux épaules carrées s’inspirant des uniformes, des jupes raccourcies en raison du rationnement des textiles, des semelles compensées qui font les chaussures épaisses, le « new-look », avec ses robes baptisées « Tendresse », « Amour » ou « Bonheur », se veut un manifeste d’optimisme, invitant à l’oubli des années de guerre.
Plus subtilement, il marque aussi le retour d’un mode de séduction fondé sur la contrainte, avec la célébration des galbes du corps féminin : le renforcement du volume des hanches, la poitrine marquée par le balconnet, la réapparition du corset et de la guêpière et l’emploi de la gaine (qui vient d’être inventée par Marcel Rochas), les talons aiguilles et les larges capelines. Cette célébration se double d’une contestation discrète de toute l’évolution qui avait tendu sans cesse à allonger la silhouette féminine et à proscrire le superflu dans la toilette. Le « new-look » marque le retour en force d’une tendance artificielle et théâtrale, soulignée par l’emploi de tissus lourds, ornés de somptueuses broderies de Bégué ou Rébé, qui coïncide avec une période de prospérité et de dynamisme, éprise de plaisirs.
Cette première collection, riche de quatre-vingt-dix modèles, parmi lesquels « Diorama », robe de lainage dont la jupe fait 14 m de tour, et « Chérie », qui a nécessité l’emploi de 80 m de faille blanche, vaut à son créateur une célébrité immédiate. Son succès est couronné par la remise en 1948 du Neiman Marcus Award, à New York. Désormais, Christian Dior proposera deux collections par an.
Il s’oriente ensuite vers un allongement de la silhouette avec la « Ligne verticale », proposée en 1950, puis la « Ligne H », qui déconcerte par sa coupe décintrée, suivie en 1955 par la tentative de remettre les robes-sacs à l’honneur. La dernière collection, la « Ligne fuseau », proposant des modèles de robes-fourreaux qui ne marquent plus la taille, permet de mesurer l’évolution du couturier.
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UNE RÉUSSITE COMMERCIALE
Conscient de la fragilité du succès, Christian Dior se préoccupe très tôt de la diffusion de ses créations et de son image. En 1947, une filiale parfum est créée, qui lance en 1948 Miss Dior et Diorissimo. Tandis qu’une maison de prêt-à-porter de luxe est ouverte en 1948 à New York, sur la Cinquième Avenue, diverses maisons s’ouvrent en Australie et en Amérique du Sud.
Premier couturier à donner son nom à une marque de bas (1949), Christian Dior est le pionnier du système des licences (dans le domaine des accessoires, des cravates, de la lingerie et du linge de maison).
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L’ÈRE DES SUCCESSEURS
Après la mort de Christian Dior, Yves Saint Laurent, son assistant, prend sa succession. La présentation de sa première collection, marquée par la « Ligne Trapèze » (1958), remporte un vif succès, mais le couturier décide de s’en aller pour fonder sa propre maison en 1961. Marc Bohan lui succéde, bientôt remplacé en 1989 par Gianfranco Ferré, assisté de Patrick Lavoix pour la ligne de prêt-à-porter masculin, « Dior Monsieur ». En 1996, le Britannique John Galliano prend en charge l’ensemble de la direction artistique, où il impose un style inattendu et très audacieux, qu’il veut inscrire dans la lignée de l’inspiration de Christian Dior. La société, aujourd’hui propriété du groupe LVMH, réalise un chiffre d’affaires supérieur à 6 milliards de francs. Différents parfums, comme Diorella (1972), Poison, Dune, Fahrenheit, ou Eau sauvage, ont été lancés
Ecrit par xmoneylseul@gmail.com

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